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Rapport sur la liberté de religion 2009
Le Tchad
La Constitution prévoit la liberté de la religion ; toutefois, le Gouvernement interdit certains groupes Musulmans. Le Gouvernement continua à limiter certaines organisations et certaines pratiques religieuses. Il n’a pas changé le statut en terme de respect de la liberté religieuse au cours de la période que couvre le rapport.
Il n’y a pas eu de tension intermittente aussi bien entre Chrétiens et Musulmans qu’entre les Musulmans fondamentalistes et modérés. Des proéminents dirigeants entreprirent des démarches positives pour la promotion de la liberté religieuse.
Le Gouvernement Américain fait de la liberté religieuse sa politique générale pour promouvoir les Droits de l’Homme.
Section I : Démographie Religieuse
Le pays couvre une superficie de 1.284 .000 km² (495,755 miles square) et une population de 10 millions d’habitants dont plus de la moitié est musulmane. Le un tiers, environ, de la population est chrétien et le reste suit les croyances religieuses indigènes ou n’ont pas de religion. La plupart des Nordistes pratiquent l’Islam et les Sudistes pratiquent le Christianisme ou les religions indigènes. Toutefois, les styles de la population deviennent plus complexes, surtout, dans les zones urbaines.
La majorité des Musulmans adhère à la tradition de Sufi Tijaniyah et une minorité (5- 10 %) s’accroche aux croyances fondamentalistes qui, dans certains cas, s’associent avec le Wahhabisme et le Salafisme.
Les Catholiques romains représentent le plus grand groupe. La plupart des Protestants sont affiliés aux divers groupes chrétiens évangéliques. Sont aussi présents, les petites communautés de Bahaï et de Témoins de Jehovah.
Section II : Statut du Gouvernement pour le Respect de la Liberté Religieuse Cadre Juridique / Réglementaire
La constitution prévoit la liberté religieuse ; toutefois, le Gouvernement interdit certains groupes Musulmans et, indirectement, surveille les activités religieuses à travers le Haut Conseil des Affaires Islamiques qui est une organisation religieuse indépendante. La constitution prévoit que le pays est un état séculaire ; toutefois, certains règlements favorisent, dans la pratique, l’Islam.
Le Tchad
Un Comité composé des membres du Haut Conseil des Affaires Islamiques et de la Direction des Affaires Religieuses et Traditionnelles organise des voyages à la Mecque pour les Hajj et les Oumra.
Pendant que le Gouvernement a l’obligation juridique de traiter tous les groupes religieux ou toutes les dénominations sur un même pied d’égalité, certains non - musulmans prétendent que les Musulmans reçoivent des statuts de préférence, et surtout, en terme de terroirs pour y construire des lieux de culte.
Le Directeur des Affaires Religieuses et Traditionnelles surveille les affaires religieuses. Travaillant sous la tutelle du Ministre de l’Intérieur, le Directeur est responsable d’arbitrage des conflits intercommunautaires, de faire des rapports sur les pratiques religieuses et de s’assurer de la liberté religieuse. Le Haut Conseil des Affaires Islamiques surveille les activités religieuses islamiques, y compris, la supervision de certaines écoles crées par la Ligue Arabe et les Institutions Supérieures d’Apprentissage et la représentation du pays dans les rencontres islamiques internationales.
Le Haut Conseil des Affaires Islamiques, en coordination avec le Président, a, aussi, la responsabilité de nommer le grand imam : dirigeant spirituel des Musulmans qui surveille chaque imam de la région ; il joue le rôle de chef du Conseil. En principe, le grand imam a le pouvoir de limiter la conversion pratiquée par les autres groupes islamiques, de régulariser le titre des sermons de la mosquée et d’exercer le contrôle sur les activités des charités Islamiques
Les dirigeants religieux s’engagent dans la gestion du bien-être du pays. Un représentant de la communauté religieuse siège au Collège de Gestion du Revenu, organe qui surveille l’allocation des Revenus Pétroliers. Le Siège est en rotation entre les dirigeants Musulmans et Chrétiens pour un mandat de quatre (4) ans. A la fin de la période que couvre le rapport, le dirigeant Musulman occupe le siège.
Le Gouvernement observe les fêtes religieuses qui suivent comme étant des fêtes nationales : la naissance du Prophète Muhammad, le Lundi de Pâques, le Eid-al-Fitir, les Toussaints, le Eid-al-Adha et la Noël. Il est banal que Musulmans et Chrétiens fréquentent ces festivités les uns, les autres.
Le Gouvernement exige que les groupes religieux, y compris les groupes missionnaires étrangers, et à l’exception des groupes indigènes, se fassent enregistrer au Ministère de l’Intérieur.
Le TchadL’enregistrement se fait sans aucune discrimination et donne le cachet officiel de reconnaissance. En dépit des perceptions populaires il convient de signaler que l’enregistrement ne vise pas à imposer les taxes de préférences ou autres profits aux groupes religieux.
Le Gouvernement interdit toute activité qui "ne crée pas les conditions de cohabitation entre les populations." Cette interdiction s’applique sur les groupes réglementaires qui préconisent les actions qui font monter les tensions sectaires.
Le Gouvernement interdit les instructions religieuses qui se font dans les écoles publiques mais elle permet à tous les groupes religieux de créer des écoles privées sans restriction. Beaucoup des écoles de Culture Arabe sont financées par les Donneurs – Gouvernements, les Organisations Non Gouvernementales et les Individus, particulièrement, en Arabie Saoudite, en Egypte, en Libye, dans les Emirats Arabes Unis, au Yémen et au Koweït. Le Gouvernement a demandé la fermeture de certaines écoles coraniques qui obligent les enfants à mendier la nourriture et l’argent.
En général, le Gouvernement apporte son soutien aux initiatives prises en faveur des dialogues portant sur l’interfoi qui ont eu lieu sur une base privée et volontaire. Les Responsables de l’Etat, y compris le Président, ont, régulièrement, affirmé la valeur des relations harmonieuses existant entre les groupes religieux et célébré la diversité religieuse du pays en fête officielle.
Restrictions sur la Liberté Religieuse
Le Gouvernement interdit Al-Mountada Al-Islamia, l’Association Mondiale pour la Jeunesse Musulmane, La Fondation Charitable Al-Moukarrama de la Mecque et la fondation Charitable Al-Haramain pour promouvoir la violence à des fins religieuses.
Le Gouvernement interdit, aussi, Al Faid al-Djaria (aussi connu sous le nom de Al Faydal Djaria), un groupe de Sufi au Kanem, Lac Tchad et dans les régions du Chari Baguirmi. Le Directeur des Affaires Religieuses et Traditionnelles, le Haut Conseil des Affaires Islamiques et certains Ulama (Autorités religieuses Musulmanes) désapprouva certaines coutumes des Al Faid al-Djaria tel que l’incorporation de la chanson, de la danse et l’inter-brassage des sexes pendant les cérémonies religieuses ; ce qui est considéré comme étant une pratique non musulmane. Toutefois, le groupe mène ses activités dans la région du Chari Baguirmi.
L’interdiction de Juillet 2007 qui frappe toutes les formes d’évangélisation et prédication dans les coins de la rue resta toujours en vigueur ; toutefois, des organisations locales pourront demander la permission au Gouvernement pour s’engager dans de telles activités que le Gouvernement a l’habitude d’accorder.
Le Tchad
Le Gouvernement aurait surveillé quelques Organisations tel que le Ansar al- Sunna qui adhère à plus d’interprétations austères de l’Islam et reçoit de financements significatifs de l’extérieur.
Le 18 Décembre 2008, le Ministère de l’Intérieur a sorti un Arrêté qui exige au Haut Conseil des Affaires Islamiques de requérir, au préalable, l’autorisation du Ministère avant de mener les activités de grande portée. Le Haut Conseil accusa le Gouvernement d’avoir été partiel et d’avoir ignoré le Décret.
Les Abus de la Liberté Religieuse
Le Gouvernement continua à détenir Sheikh Ahmet Ismael Bichara suite à la confrontation de Juin entre les forces de sécurité et les supporteurs de Bichara à Kono, laquelle confrontation s’est soldée par 72 morts. Le Gouvernement considère cette détention comme étant justifiée conformément à la clause qui interdit toute activité qui "crée pas les conditions de cohabitation entre les populations".
Le Gouvernement a libéré Abakar Brahim qui fut arrêté en Février 2008 et accusé d’avoir mobilisé les Musulmans à prier pour la libération d’un proéminent dirigeant de l’opposition.
Conversion Religieuse Forcée
Aucune mention n’a été faite sur la conversion forcée des minoritaires américains qui ont été enlevés ou illégalement déplacés des Etats-Unis d’Amérique ou qui n’ont pas été autorisés à retourner aux Etats-Unis.
Section III : Statut du Respect de la Liberté Religieuse
Il y a eu de la tension intermittente aussi bien entre Chrétiens et Musulmans qu’entre les Musulmans fondamentalistes et modérés. Les dirigeants proéminents ont entrepris des démarches positives pour promouvoir la liberté religieuse au cours de la période que couvre le rapport.
Le 4 Avril 2009, un bâtiment qui sert aussi à des fins de l’Eglise fut vandalisé et brûlé à Biltine. La police n’a pas eu à y faire des investigations ou faire des rapports sur les suspects et les motifs de cet acte sont restés sombres.
Les groupes religieux se rencontrèrent régulièrement pour essayer de résoudre les sources de la tension et promouvoir la plus grande collaboration. Au cours de ces rencontres, les dirigeants ont débattu les problèmes de cohabitation pacifique, de tolérance et de respect de la liberté religieuse.
Le Tchad
Au cours de la célébration de la semaine internationale des Femmes de Mars 2009, les femmes, représentant beaucoup des groupes religieux, ont fait appel à plus de tolérance et de cohabitation pacifique entre l’Islam et le Christianisme. Un Service de prière oecuménique ayant eu lieu à Koumra a fait appel à plus de la paix et de la justice au pays.
Il y a eu, continuellement, des rapports sur les tensions au sein de la communauté Musulmane entre dirigeants du Haut Conseil des Affaires Islamiques et certains groupes plus fondamentalistes en terme d’interprétations des pratiques, de la prédication et de la direction des prières.
Section IV : La Politique du Gouvernement Américain
Le Gouvernement Américain fait de la Liberté Religieuse sa politique générale pour promouvoir les droits de l’homme. L’Ambassade continua, ainsi, avec une grande variété des programmes de grande portée avec le grand imam, le Haut Conseil des Affaires Islamiques et les autres imams pour promouvoir la tolérance et la compréhension mutuelle.
En Octobre 2008, l’Ambassade a organisé une série de débats sur "l’Islam en Amérique" animé par l’Imam ecclésiastique Américain Yahya Hendi qui a mis l’accent sur l’importance du pluralisme et de la liberté religieuse.Il y a eu, continuellement, des rapports sur les tensions au sein de la communauté Musulmane entre dirigeants du Haut Conseil des Affaires Islamiques et certains groupes plus fondamentalistes en terme d’interprétations des pratiques, de la prédication et de la direction des prières.Le Gouvernement Américain fait de la Liberté Religieuse sa politique générale pour promouvoir les droits de l’homme. L’Ambassade continua, ainsi, avec une grande variété des programmes de grande portée avec le grand imam, le Haut Conseil des Affaires Islamiques et les autres imams pour promouvoir la tolérance et la compréhension mutuelle.En Octobre 2008, l’Ambassade a organisé une série de débats sur "l’Islam en Amérique" animé par l’Imam ecclésiastique Américain Yahya Hendi qui a mis l’accent sur l’importance du pluralisme et de la liberté religieuse.
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